Un mordu du compositing!

Juil 20, 2020

L’Institut Grasset compte parmi ses rangs des chargés de cours passionnés de leur industrie. Nous nous sommes entretenus avec l’un d’entre eux : David Décoste, Chargé de cours en composition et effets spéciaux pour vidéo numérique!

David, parle-nous de ton parcours académique

J’ai débuté ma carrière initialement en tant qu’intégrateur web. Lorsque j’ai terminé mes études en programmation, je me suis rapidement inscrit à l’Institut Grasset dans le programme AEC en composition et effets spéciaux pour vidéo numérique. C’était un programme à l’avant-garde, à l’époque l’univers des effets visuels n’était pas très connu. J’ai toujours eu un côté créatif très fort, j’ai été directement interpellé quand j’ai entendu parler du programme.

Comment expliquerais-tu le métier de compositeur en effets visuels?

C’est difficile à expliquer! Pour faire simple, le compositeur en effets visuels est la personne qui va assembler les différentes “couches” d’images, afin de réaliser une image finale. C’est entre autres la personne qui donne la vie aux écrans verts! C’est un travail qui demande un côté technique important, mais aussi un côté artistique intéressant. Dans l’industrie, on utilise aussi le terme d’artiste en effets visuels ou encore d’artiste technique en compositing.

Comment a évolué ta carrière?

J’ai commencé ma carrière en faisant principalement des contrats à la pige, majoritairement pour de la publicité. J’ai réellement fait mes classes côté studio lorsque j’ai rejoint Alchemy 24 en 2015 (acheté par Rodeo FX en 2017) en tant qu’artiste VFX. J’étais loin de ma réalité de pigiste! J’ai travaillé sur de gros projets, dont la série Game of Thrones. J’y faisais principalement du matchmoving, de la composition et de la recherche et développement. J’ai ensuite travaillé comme compositeur sénior chez Rayon FX et Real by Fake. Je continue encore aujourd’hui de faire de la consultation sur différents projets, comme de la supervision en effets visuels sur des plateaux de tournage. À ce stade de ma carrière, je peux exploiter mon côté artistique. C’est ce qui me plaît réellement.

David Décoste en compagnie de sa fille.

Quel est le projet dont tu es le plus fier?

Dans l’industrie, on revient souvent à parler des grandes productions américaines, des productions à gros budgets. Toutefois, j’ai nettement préféré travailler sur des productions québécoises. J’ai adoré travailler sur des projets comme le film La Bolduc, ou encore La Chute de l’empire américain de Denys Arcand. Je pense aussi à la série Barkskins où j’ai vraiment pu laisser aller mon élan artistique. Il y avait de grandes scènes d’action à créer, disons avec beaucoup de fluides! Un autre projet trippant sur lequel j’ai travaillé, c’est le film Devil’s gate. C’était un projet avec des extra-terrestres, des grosses “bibittes”, c’était vraiment cool! Je pense que c’est ce projet qui m’a donné la piqûre du volet artistique du métier de compositeur.

Pourquoi as-tu choisi d’enseigner à l’Institut Grasset?

Lorsque j’ai terminé mon AEC à l’Institut Grasset en 2008, l’administration m’a tout de suite offert un poste de chargé de cours. J’ai gradué avec d’excellents résultats, puis j’avais déjà envie de transmettre ma passion. Au début j’enseignais les compétences en matchmoving, puis au fil du temps j’ai enseigné d’autres disciplines comme le montage et le son. Cela fait maintenant 15 ans que je donne des cours à l’Institut Grasset et j’ai toujours la flamme!

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant qui aimerait suivre tes traces en compositing?

Le plus important pour entrer sur le marché du travail, c’est d’avoir un bon démo. Dans le domaine, on privilégie nettement les compétences au type de formation. C’est ce sur quoi je mise dans mes cours à l’Institut Grasset. En étant en recherche d’emploi, il faut continuer de réaliser des projets. En réalisant des projets par soi-même, on se heurte à des problématiques et on développe nos compétences. La meilleure qualité pour être un bon compositeur, c’est d’être autodidacte. La recherche fait partie de la courbe d’apprentissage. Il y a toujours des hauts et des bas, et ce peu importe depuis combien de temps on pratique le métier. Il ne faut surtout pas abandonner! En faisant des recherches, en échangeant avec des amis et des gens de l’industrie, on finit toujours par trouver une solution!

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