Actualité 15 mars 2021

Retour sur les bancs d’école à 40 ans

Image d'un article du blogue

Aujourd’hui monteur vidéo, Frederic Desmeules nous parle de son expérience en tant qu’ancien étudiant de l’Institut Grasset en habillage montage!

Frederic, parle-nous de ton parcours.

J’ai commencé ma carrière en musique. Je fais de la musique depuis 1992. Au fil des années, j’ai fait de la tournée au Canada et aux États-Unis. En 2010, j’ai dû délaisser ma carrière en musique. Mon plan B était la soudure, j’ai donc été soudeur durant 15 ans. Les conditions de travail étaient très difficiles, je ne pouvais pas continuer comme ça. J’avais déjà complété plusieurs formations, dont en carrosserie-débosselage et en sécurité. Je voulais trouver autre chose qu’un emploi dans une shop. Je voulais prendre un virage total.

Pourquoi as-tu choisi d’étudier à l’Institut Grasset?

Durant une soirée avec des amis, j’ai rencontré une personne qui travaillait en multimédia chez Gamma Entertainment, dans l’industrie du divertissement pour adulte. Elle m’a parlé des différents métiers reliés à la post-production, dont celui de monteur vidéo. C’est cette même personne qui m’a parlé de la formation en montage et habillage de l’Institut Grasset. J’ai vraiment eu la piqure à cet instant, je me voyais déjà contribuer à de gros projets chez des studios comme Ubisoft.
J’ai fait le tour des écoles, puis l’Institut Grasset était le meilleur choix pour moi, entre autres au niveau du prix de la formation et de sa formule intensive avec les cours de soir. C’était parfait pour moi, étant donné que je voulais conserver mon emploi de jour durant mes études.

Comment se sont déroulées tes études?

Je partais de loin, mais j’avais une réelle volonté d’apprendre. À mon premier cours, quand j’ai demandé à mon professeur David Décoste “C’est où ça le Finder” sur mon ordinateur, j’ai vu tout de suite dans son regard qu’il avait compris que ce ne serait pas facile. J’ai compris rapidement que je devais trouver du temps supplémentaire pour me pratiquer, que mes études devaient devenir ma priorité. J’ai travaillé d’arrache-pied. J’étais l’étudiant qui arrivait le plus tôt et celui qui partait le plus tard. J’ai donc laissé tomber mon emploi pour me concentrer à 100% dans mes études. Je me suis procuré un ordinateur plus performant, afin de pouvoir travailler sur mes projets scolaires de la maison. J’ai dû contracter un prêt étudiant pour me permettre de continuer.
David Décoste a clairement eu un impact sur ma réussite scolaire. Il a été super disponible tout au long de la formation, j’ai pu lui poser toutes les questions inimaginables. Il m’a exposé les vraies affaires par rapport au métier et m’a gardé motivé. David enregistrait ses cours, je pouvais donc écouter les enregistrements au besoin. J’ai d’ailleurs toujours les enregistrements en ma possession. Ça me remet où j’étais il y a 5 ans. Je suis privilégié de l’avoir eu dans ma vie.

Comment s’est déroulée ton intégration sur le marché du travail?

À la fin de ma formation à l’Institut Grasset, je comptais sur mon contact chez Gamma Entertainment pour me faire entrer dans l’entreprise. Ça n’a malheureusement pas été le cas. J’étais angoissé, je me questionnais à savoir si j’avais fait une erreur dans ma réorientation de carrière. J’envisageais même de retourner souder. Ça m’a pris plusieurs mois avant de me trouver un emploi, finalement chez Gamma Entertainment. Aujourd’hui je suis fier de dire que j’adore mon métier. Je suis toujours en mode création : storytelling, choix des images, ambiance, etc. J’ai un pouvoir énorme dans la manipulation des médias, c’est super intéressant. J’ai travaillé sur des projets qui ont gagné des prix, c’est gratifiant.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui songe suivre tes traces?

Définitivement, il faut travailler fort. On peut facilement penser que, parce qu’on est bon avec un ordinateur, on peut facilement réussir. C’est faux. Il faut s’investir à fond et faire certains sacrifices. Il ne faut pas avoir peur de se salir les mains. C’est simple : la priorité, c’est le diplôme. Il faut faire ce qu’on à faire pour livrer la marchandise. C’est à l’étudiant de se démener et de trouver du temps pour que ça fonctionne, le professeur ne peut pas te prendre par la main. C’est très compétitif sur le marché du travail, il faut une réelle volonté et de l’investissement en temps pour que cela fonctionne. Si tu es réellement déterminé, la formation est pour toi!